Tous les mois, Quilotoa met en avant un formateur de son équipe et l’interviewe pour mieux connaitre ses spécialités, son parcours et ce qui l’anime. Merci Julien pour ton partage pour ce mois de février!

Parle-nous de ton parcours 

J’ai un parcours hybride. Depuis tout petit j’ai été attiré par le monde du spectacle et la comédie en particulier. Je me rappelle avoir fait une allocution présidentielle parodique lorsque j’étais en CP en imitant notre président de l’époque Monsieur François Mitterrand devant une classe hilare. Mais j’ai commencé ma vie professionnelle de manière plus conventionnelle en exerçant les métiers marketing puis commerciaux que ma formation initiale me permettait d’atteindre. En parallèle je faisais de l’improvisation théâtrale pour me défouler et assouvir mon amour de la scène. J’ai principalement travaillé dans la téléphonie mobile et c’est en 2012, lorsque le monde des télécoms a été secoué par un séisme avec l’arrivée d’un quatrième opérateur, que j’ai senti que c’était pour moi l’opportunité de tenter ce qui trottait dans ma tête depuis le CP… Je me suis formé professionnellement au métier de comédien au Studio Muller à Paris. Et c’est à travers cette formation que j’ai découvert les passerelles qui manquaient lorsque je n’exerçais ce métier qu’en amateur. Grâce à un travail approfondi sur la psychologie des personnages, sur les lignes d’actions, sur les intentions… Ce fut une vraie révélation pour moi et cette histoire, très vite j’ai eu envie de la partager. Alors que je donnais des cours d’improvisation dans une structure que j’avais moi-même monté dans le 18ème arrondissement, une de mes élèves m’a parlé d’une formation de formateur qui aurait pu m’aider à professionnaliser ma pratique et me permettre d’organiser mon action pédagogique. C’est ainsi que je me suis formé au sein du groupe SIPCA au métier de formateur et que je dispense depuis de nombreuses actions autour de la communication orale.

Qu’est-ce qui te différencie des autres formateurs ?

Mon nom de famille ! …et puis aussi ce côté « couteau-suisse » qui peut plaire à certains clients. Le fait de connaître les métiers des salariés que l’on forme pour les avoir exercés ou côtoyés pendant longtemps est un atout indéniable. En outre, ma spécialisation dans l’improvisation théâtrale et le coup de projecteur mis sur cette pratique depuis quelques années en France me permet de profiter positivement de cette aura.

Qu’est-ce qui te motive aujourd’hui dans ton métier de formateur?

Dans mon métier de formateur c’est la diversité des profils auxquels j’ai affaire en formation. Dans mes précédents postes, je me suis rendu-compte à posteriori que je vivais en vase clos, ne côtoyant que certaines personnes tous les jours sans vraiment les connaître en plus ! Grâce à mon métier et mon nouveau statut d’indépendant j’ai dû m’ouvrir, découvrir que le monde n’est pas constitué que de personnes ayant fait des écoles de commerce ou d’ingénieur. Après coup, j’ai pu identifier qu’il s’agissait là d’un levier de motivation très fort pour moi, le fait de découvrir et d’apprendre de nouvelles choses tous les jours est source d’énergie (mais aussi de fatigue aussi il est vrai car cela nécessite de remettre sans cesse en cause ses certitudes 🙂). Je terminerai en disant que ce qui m’étonne le plus en observant les apprenants en formation et en comprenant les besoins des organisations, c’est qu’il y a une infinité de situations, de problèmes, de métiers, de contextes différents mais finalement la clef des problèmes que je traite en formation se situe presque exclusivement à un endroit : développer une relation authentique et pleine entre les humains (qui restent humains même quand ils franchissent le seuil de leur entreprise !! 🙂)

Peux-tu nous décrire un exercice que tu proposes à tes apprenants et que tu aimes particulièrement ?

Un exercice que j’adore pour traiter du lâcher prise s’appelle « en pleine face ! ». je propose aux participants de se mettre en binômes. Une fois ceci fait je propose à un premier membre du binôme d’accoler à un mur situer à l’extrémité de la pièce pendant que son collègue ferme les yeux. Je demande ensuite à ce dernier de s’avancer en pleine confiance jusqu’au mur en pariant sur le fait que son collègue le rattrapera juste avant le choc fatidique (pour son nez). Généralement je m’arrange pour que les binômes soient constitués de personnes qui ne se connaissent pas. Le public peut apprécier dans la démarche des participants les moments de véritable détente (et donc de lâcher prise) et ceux où notre néo-cortex reprend le contrôle. Cet exercice très simple en apparence me permet de mettre en avant la difficulté à faire confiance et surtout les zones de notre action personnelle ou professionnelle où nous sommes dominés par la peur et donc quelque part par une temporalité qui n’existe que dans notre tête… 

Une activité artistique ?

J’ai arrêté mon métier de comédien aujourd’hui mais jusqu’à l’année dernière je poursuivais mon spectacle d’improvisation avec les Improcétout ! Je suis actuellement en train de préparer mon come back en impro avec un nouveau spectacle qui devrait voir le jour d’ici la rentrée 2020 à Paris. J’en dirai plus sur mon site quand le moment sera venu : www.julienritzkowski.com

Julien Ritzkowski – Formateur en communication orale  www.julienritzkowski.com

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