Quelles croyances à dépasser ? Quelle méthode pour atteindre ses objectifs ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le sujet de l’éloquence est largement évoqué dans notre actualité. Plusieurs revues en ont fait leur “une” ces derniers mois (Sciences Humaines, Le point, Philosophie Magazine). De nombreux livres sont également récemment parus (“la parole est un sport de combat”, “à voix haute”), faisant suite à plusieurs films traitant la question de l’oralité, de la parole comme objet de valorisation personnelle et de socialisation (“A voix haute”, “le Brio”). 


C’est que la place de la parole reste primordiale dans la sphère sociale !

On pourrait pourtant craindre qu’elle soit reléguée par la “parole écrite” largement plébiscitée par les outils technologiques et les réseaux sociaux. Reconnaissons que ces médias créent des opportunités de “prendre la parole” mais de manière écrite donc sans la haute valeur de l’échange instantané et sans la dimension physique propre à la prise de parole. Et, sans notre interlocuteur face à nous nous perdons plusieurs dimensions de l’échange ! Cette de la vue de l’autre et de son non-verbal et surtout celle de l’écoute attentive et sensible qu’il n’est pas possible de mettre en oeuvre par smartphone interposé.

Il est donc crucial de continuer à entretenir nos capacités à discourir, à expliciter et à convaincre à l’oral.

Dans le monde professionnel, ces situations sont toujours capitales pour faire prendre des décisions, pour tenir informé de l’avancement d’un projet ou pour faire une annonce importante. Ce qui a changé depuis l’avènement du digital en particulier, c’est le temps disponible : il s’est réduit ! Nous avons donc moins de temps pour nous faire entendre et donc pour convaincre. Mais est-ce pour cela qu’il faut oublier les “fondamentaux ?” : surtout pas ! la maxime de Talyerand à son valet n’a jamais été autant d’actualité : “Doucement, je suis pressé”  ! Faut-il alors découvrir des “trucs” ou “astuces” qui vont nous permettre sans difficultés de convaincre nos interlocuteurs ? La solution se trouve t-elle dans des recettes miracles ? Pas le moins du monde. Cette appréciation des choses fait partie des idées reçues sur le sujet et doivent être dépassées. Une discipline ? sans aucun doute.

3 étapes sont à envisager pour se préparer à prendre un parole qui touchera sa cible.

PENSER À L’AUTRE. La communication étant RELATION, la recherche de persuasion ne peut s’exonérer de penser à l’autre, ses attentes, ses craintes et points de vue sur le sujet.

PRÉPARER SA STRATÉGIE. Pour organiser son propos en tenant compte de la situation et des personnes à qui le message est destiné. Lorsqu’on oublie “sa cible” on risque fort de viser … à côté.

SE PRÉPARER, SOI ! Tel un sportif s’entraînant avant une compétition, l’orateur doit s’assurer de la pleine possession de ses ressources physiques pour en faire plein usage.

Cette préparation implique de travailler sur les dimensions suivantes:

• Notre voix est d’une grande richesse pour qui sait l’exploiter.

• Notre posture, nos gestes sont autant d’éléments qui vont soutenir notre discours

• Nos émotions vont pouvoir nous porter, nous transcender

• Notre écoute pourra nous renseigner sur la réceptivité de nos message par nos interlocuteurs.

Bien sûr, la bonne connaissance de son sujet, la crédibilité dont on jouit seront également au service de son objectif.

Enfin, selon Philosophie Magazine, 7 personnes sur 10 souffriraient de “Glossophobie” (peur de parler en public). Comment dépasser cette peur ?


Avec nos 26 années d’expérience en formation à la communication, nous avons rencontré beaucoup de personnes dans ce cas. Parmi les difficultés observées nous avons constaté qu’elles manquaient souvent de confiance en elles et qu’elle avaient souvent tendance à interpréter de façon négative le regard des autres sur elles. Par principe, leur position d’orateur “devant les autres” n’était donc pas légitime.

Pour les aider, pas de solution miracle. Mais l’usage intensif du “feedback constructif” en formation à l’occasion duquel les membres d’un groupe et le formateur formulent à la personne concernée ses points de force, ses atouts afin de l’inviter à faire évoluer son regard sur sa propre image.

Par ailleurs, lui faire pratiquer des exercices ludiques dans lesquels le plaisir de la relation apparaît est également facteur d’amélioration de la confiance en soi.

Un travail de longue haleine mais qui porte ses fruits.

La véritable éloquence consiste à dire tout ce qu’il faut et à ne dire que ce qu’il faut”, François de la Rochefoucault

Christophe Quesne – Co-fondateur de Quilotoa – www.quilotoagroup.com

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